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La Capacité d’Autofinancement (CAF)

1- La Capacité d’Autofinancement (CAF) enfin expliquée

  • À quoi sert-elle ? Comment la lire ? Quelles limites ?

À quoi sert la CAF ?

  • La CAF est la capacité d’autofinancement, calculée à partir du compte de résultat.

La CAF sert à déterminer

  • La capacité à rembourser les anciens emprunts avant d’en souscrire de nouveaux
  • La capacité à financer l’activité future (la croissance)
  • La capacité à rémunérer les actionnaires (dividendes)

L’objectif premier de la CAF

  • La CAF ne répond pas à la question « est-ce que je peux emprunter ? » Elle répond à la question : « est-ce que je peux rembourser l’échéance de l’emprunt de la période ? »

Un point fondamental

  • La CAF doit provenir essentiellement de l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation), c’est-à-dire le cœur de métier de l’entreprise, de son métier.
  • Si ce n’est pas le cas, il faut :
    • Connaître son origine (dividendes reçus d’une filiale, événement exceptionnel…)
    • Se demander si cette CAF sera récurrente ou pas

Une règle bancaire courante

  • CAF / 2 = montant maximum du capital de l’emprunt à rembourser par an
    • C’est le ratio habituellement suivi et demandé par les banques.

Un même indicateur, trois lectures

InterlocuteurQuestion posée
Le banquierEst-ce que le résultat de l’année permettra de rembourser l’échéance de l’emprunt (part en capital) de la période ?
L’actionnaireEst-ce que le résultat de l’année permettra de verser un dividende ?
Le dirigeantEst-ce que le résultat de l’année permet de rembourser les emprunts, d’investir, de verser un dividende aux actionnaires, et de mettre du cash de côté pour plus tard ?

2- Les limites de la CAF à ne pas perdre de vue

  • La CAF n’est pas du cash réel, mais du cash potentiel. Il faut toujours vérifier si le cash de l’entreprise permettra effectivement de rembourser les emprunts (anciens et nouveaux) et éviter de se retrouver surendetté.
  • Vérifier l’origine de la CAF. Si elle ne provient pas de l’EBE mais d’un événement déconnecté de l’activité courante (dividende reçu d’une filiale…), elle n’est pas récurrente. Elle ne peut pas servir de base fiable pour savoir si l’entreprise pourra rembourser dans le temps ses emprunts.
  • Vérifier la constance de la CAF sur 2 à 3 ans. Une bonne CAF sur un seul exercice ne suffit pas. Ce qui compte, c’est la régularité dans le temps.
  • Surveiller les dividendes versés aux actionnaires. Si les actionnaires prélèvent trop de dividendes, ils réduisent d’autant la capacité de l’entreprise à rembourser ses emprunts. Les intérêts de l’actionnaire et ceux de l’entreprise peuvent être parfois différents.
  • Calculer une CAF prévisionnelle, mais avec prudence. La CAF prévisionnelle doit être maniée avec précaution. Elle repose sur des hypothèses qui ne sont pas certaines à 100%.

À retenir : une CAF élevée sur un exercice ne suffit pas. Ce qui compte, c’est une CAF récurrente, issue de l’EBE, et donc stable dans le temps.


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